Parce que mes influences ne viennent pas que des livres…
Mes autres Muses
En peinture 🎨 J’ai toujours été attiré par le surréalisme — peut-être le mouvement artistique qui me touche le plus. Quand l’absurde est présent dans un art, et qu’il est maîtrisé, je suis conquis. Le surréalisme rassemble des univers très différents : celui de Dalí, lissé, crémeux, mystique et métaphysique, ne dit pas la même chose que celui de Max Ernst, plus sombre, hybride, aux symboles parfois obscurs. J’aime aussi profondément Van Gogh. Sa manière de déconstruire le monde, de le sublimer avec un style qui frôle parfois le pointillisme, me bouleverse. Et ses ciels étoilés — cette façon de rendre le mouvement des arbres et des étoiles — ont quelque chose de mystique, spirituel, presque philosophique. J’y vois l’impermanence bouddhiste, et le regard unique d’un artiste qui peint l’invisible. Ces univers visuels, qu’ils soient délires surréalistes ou élans étoilés, m’aident à penser l’écriture comme un geste pictural — entre composition, texture et visions intérieures. Si je devais comparer mon écriture à une peinture, ce serait à celles d’Edward Hopper. Dans ses toiles, il y a cette atmosphère en apparence calme, presque ordinaire, mais toujours traversée par une tension sourde — que j’explique par l’omniprésence de la solitude, qui est pour moi LA protagoniste des peintures de Hopper. Une impression de folie tapie dans un détail ou une ambiance, comme si quelque chose était sur le point de basculer. En les regardant, j’ai souvent le sentiment que le point de vue va soudainement se tordre, devenir torve. C’est ce glissement, cette dissonance discrète, que j’aime explorer dans mes textes.
« Sur le point de » : voilà peut-être la meilleure façon de dire ce que j’ai besoin de transmettre par l’écriture.
En musique 🎼 Stupeflip, Eminem, Muse… Ce que j’aime, ce sont les artistes engagés. Engagés dans une vision, un rapport fort aux mots, aux sons, à leur univers. Peu importe que ce soit intelligent, absurde ou juste fun, tant que ça respire l’amour de l’art. J’écoute surtout du rap, du rock et du pop-rock, mais je reste curieux. Sauf du silence forcé. La musique me rappelle que le rythme d’un texte est aussi important que son sens : chaque mot peut résonner, cogner ou danser à sa manière.
En cinéma 🎬 Là, c’est compliqué. Je suis cinéphile depuis longtemps, mais je ne me considère pas comme un boulimique de films. J’aime prendre le temps : observer la patte d’un réalisateur, écouter une bande-son, savourer un jeu d’acteur, me laisser happer par une photographie. Et pourtant, impossible de dresser une liste. Dès que je pense à un film à citer, dix autres réclament leur place. Ce serait injuste de n’en choisir qu’un — ou même cinq. Alors, par respect pour eux, je ne les citerai pas. (Je sais, c’est frustrant.) Le cinéma m’a appris à construire mes scènes comme des séquences : lumières, silences, angles — autant d’outils pour écrire en images.